mercredi 16 avril 2014

Les yeux jaunes des crocodiles au cinéma.

Mon dieu, comme j'avais peur en allant voir ce film d'être déçue! Faut dire que j'avais adoré la trilogie, d'ailleurs en écrivant ce billet, je me rappelle exactement quand j'ai commencé à la lire. C'est amusant comme certains livres peuvent nous marquer alors que pour d'autres lus pas plus tard que cette année, j'aurais un mal fou à en faire une revue. Les yeux jaunes des crocodiles, j'ai commencé à le lire en format poche donc bien longtemps après sa parution, je sortais d'un moment difficile et je commençais à peine, à apprécier le calme revenu dans ma vie à cette époque. Je me souviens de ces longues soirées à lire dans mon nouveau grand lit (vide, ben on ne peut pas tout avoir je te l'ai déjà dit pourtant), dans ma nouvelle chambre à l'abri dans ma nouvelle vie...
Katherine Pancol, j'ai commencé à la lire j'avais à peine 20 ans et je crois bien avoir tout lu, au fur et à mesure de ses parutions. J'aime ses romans pour fille avec de l'amour dedans, mon coté midinette pour sûre! Il y a juste sur son dernier que je traîne un peu, j'avais trouvé la fin de la trilogie sur la vie de Joséphine un peu "lourde" et quand j'ai appris qu'elle remettait les mêmes personnages en scène avec "Muchachas", je ne me suis pas précipitée comme à l'accoutumée. J'attends la sortie en poche, ça fera bien la blague. 

Le film! 


Le pitch:
Deux sœurs que tout oppose. Joséphine, historienne spécialisée dans le XIIème siècle, confrontée aux difficultés de la vie, et Iris, outrageusement belle, menant une vie de parisienne aisée et futile. Un soir, lors d’un dîner mondain, Iris se vante d’écrire un roman. Prise dans son mensonge, elle persuade sa sœur, abandonnée par son mari et couverte de dettes, d’écrire ce roman qu’Iris signera, lui laissant l’argent. Le succès du livre va changer à jamais leur relation et transformer radicalement leurs vies.

Mon avis:
Avant de rentrer dans plus de détails, je te conseillerais pour une fois (et certainement uniquement pour cette fois) de lire la trilogie avant de voir le film. La transcription sur grand écran est assez fidèle mais le roman regorge de personnages hauts en couleurs et le film a prit le parti de mettre l'accent sur la relation entre Joséphine (Julie Depardieu) et Iris (Emmanuelle Béart). 
Si on ne connait pas l'histoire, on peut se demander où veut en venir le cinéaste en nous pondant des anecdotes entre Marcel (Jacques Weber) et Josiane sa choupette (Karole Rocher) tout en tentant de quitter l'horrible Henriette (Edith Scob). On ne comprendra pas ce que viennent faire ces personnages dans cette histoire si on n'a pas lu les romans en amont. Pour ma part, je pense que s'ils n'ont pas été sacrifiés c'est dans l'espoir de tourner la suite (La valse lente des tortues), où leurs personnages sont beaucoup plus présents dans les tomes 2 et 3. 
Comme tu peux le constater, il y a un casting de premier choix (même si Jacques Weber en est un second - de choix - puisque le rôle avait été proposé à Gérard Depardieu mais ce dernier était trop occupé à apprendre le russe ^^) mais là encore, les noms de Julie Depardieu et Emmanuelle Béart avaient un peu heurté mon imagination de lectrice: Je ne les voyais absolument pas dans les rôles de Joséphine et d'Iris. Je me suis trompée, elles portent les rôles à merveille (si on arrive à faire abstraction de la bouche réellement flippante de notre Manon) et aussi parfois sur la surdose de niaiserie que Julie Depardieu veut faire porter à Joséphine. 
Philippe (Patrick Bruel), le mari d'Iris est très fidèle à la version papier et même si je déteste ce qu'est devenu ce comédien/chanteur (un homme bien imbu de lui-même, fais pas la fille indigne, il transpire de suffisance à chacune de ses apparitions), faut reconnaître qu'il est plus que juste dans son rôle de père de famille bien sous tout rapport. 
Un petit clin d'oeil pour Hortense jouée par Alice Isaaz qui est colle à son rôle: on a envie de lui coller des baffes à chaque apparition. 
Bref, tu l'auras compris le casting du film est peut-être un sans faute, même Samuel Le Bihan en mari looser et infidèle est crédible. 
Et je ne peux pas terminer ce billet sans te parler de la photo du film. Clairement, on n'a pas lésiné sur les budgets, et tu en prend pleins les yeux sur des paysages aussi variés que l'Afrique du sud (pour la ferme des crocodiles), Courchevel en hiver ou encore les plages de Trouville (ça devait être plus facile pour les autorisations de tournage que sur Deauville, c'te pimbêche -p)
Je pense que tu auras bien compris que j'ai passé 2h15 de façon plus qu'agréable. Oh je sais ce que tu penses! Plus de deux heures, c'est trop long et pourtant je me suis surprise à regretter de voir arriver la fin (pas par manque de création, mais parce que je te rappelle que j'ai lu le livre), on a presque envie d'enchaîner sur la suite. J'en suis arrivée à la conclusion que j'aime les sagas, j'avais déjà eu ce sentiment en allant voir Angélique l'hiver dernier et voilà que ça recommence.
Je sais déjà que je me rappellerais de ce moment précis, de cette période où j'ai vu ce film. Ca serait presque déprimant de penser que la Pancol ne pointe le bout de son nez que dans les instants décisifs de ma vie!
Je ne crois pas avoir fait une revue d'un film aussi longue sur ce blog, ce qui prouve bien que j'en ai des choses à dire à son propos et je te promets, je prends sur moi pour abréger tes souffrances. 
Un conseil? Cours au cinéma, il est encore en salle ;-)

Et si tu aimes Katherine Pancol, je te mets le lien de son blog qui est très interactif avec ses lectrices.